26 juillet 2009
Quatrième édition
14 juillet 2009
Mohamed, le cordonnier
19 juin 2009
Installations
7e Printemps des arts plastiques à La Marsa (22 mai-12
juin)
Des installations au cœur de
l’actualité A l’image de la géographie éclatée de ce 7e Printemps des arts (se
déroulant à La Marsa dans plusieurs lieux: El Abdellia, Kenza, Driba,
Artyshow…),
les œuvres exposées, leurs
thématiques et leurs supports sont divers et variés. Mais c’est sur les
installations exposées à El Abdellia que nous nous sommes notamment focalisés.
Remarquons d’emblée que les installations sont moins nombreuses que les
autres techniques artistiques (peinture de chevalet, dessin, photographie…).
Cela s’explique-t-il par le manque d’espace ou par d’autres raisons ?
Quoi qu’il en soit, les installations exposées présentent des similitudes au
niveau des thématiques ainsi qu’au niveau des matériaux employés (objets de
récupération, papiers journaux, mannequins, poupées, etc.). Les préoccupations
des artistes touchent à l’actualité politique, économique (Najet Gherissi) et
sociale (Rouma Belhiba) aussi bien au plan national (Mohsen Jeliti)
qu’international (Zouheir Ben Amor et Rachida Amara).
Ainsi Najet Gherissi, à travers «La crise financière» et «Gaza, ville détruite»
qui font partie d’un vaste ensemble de sculptures reconnaissables à leur
couleur bleue, ou Zouheir Ben Amor dans «Guantanamo, plus jamais ça» ou encore
Rachida Amara dans «Crazy world» racontent l’état du monde. Ces installations
sont marquées par une certaine littéralité dans le traitement, telle la
représentation d’un crâne pour exprimer l’horreur de la guerre dans «Gaza,
ville détruite».
Autres exemples : Ben Amor met en scène des personnages en fer, des
chaînes, la charte des droits de l’homme pour dénoncer Guantanamo;
Rachida Amara, quant à elle, expose un globe aux couleurs rouge et bleu pour
discourir sur la folie du monde dans son œuvre «Crazy world».
Plus portée vers le social, «Normes, normal, much normal» de Rouma Belhiba
investit le centre du patio d’El Abdellia avec ses mannequins désarticulés, les
uns couverts de billets de banque, les autres de foulards, de tissus, et
autres.
Plus ludique et sans prétention, «Art contemporain à La Marsa» de Faten Rouissi
raconte, à sa manière, l’art contemporain grâce à des jeux de mots non dénués
d’humour. L’œuvre se résume à une série de panneaux du code de la route :
chacun est associé à une expression du monde de l’art. Exemple, le panneau où
l’on voit le signe «Interdit de fumer» est associé à l’expression
«Fumistes s’abstenir».
L’originalité des «Corps en fabrique» de Harrabi Hbiba, dont les minuscules
personnages, ou bouts de personnages en terre cuite, sont reproduits à
l’infini par une machine à moudre, certains sont même embarqués dans des boîtes
de conserve, d’autres s’entassent dans un drôle de chaos. Ces corps nous
renvoient aux personnages minuscules et en terre cuite du sculpteur anglais
Antony Gormley mais qui, chez lui, sont innombrables et investissent de vastes
salles.
Achevant cette pérégrination artistique, dans la salle consacrée aux dessins,
les œuvres de Hela Lamine (sans titre) et de Mohamed Ben Soltane (sa série
Caféine) ont suscité notre intérêt grâce à leur univers singulier, leurs
dessins expressifs traduisant une imagination débordante et un talent certain.
Ainsi cette 7e édition offre un panorama artistique assez complet. Souhaitons
qu’à l’avenir cette manifestation gagne en singularité grâce à un accrochage
plus sélectif, et plus dynamique, faisant dialoguer les œuvres entre elles,
opte pour des espaces plus ramassés, afin de marquer davantage sa
spécificité.
Alia N.
06 juin 2009
Ironie et Sarcasmes
La Presse, Page culturelle le 05.06.2009
A l’Aire libre d’El Teatro - Dazibao.com, photos de
Zouheïr Ben Amor
Ironie et sarcasmes
On accompagne les personnes qui nous sont chères dans le
tournant de la vie, on leur prend la main si on est démonstratif ou par un
regard très éloquent si on est pudique...
Zouheïr ben Amor a choisi le mot, le terme, l’expression,
la parole écrite pour accompagner ses photographies exposées sur les murs de
son «Dazibao» à l’Aire libre de l’espace El Teatro.
Ce n’est pas par hasard que l’aire libre a été choisie
comme Daziboa pour que Ben Amor nous parle de son aire à lui «El Zahra» et
d’autres , bien au contraire c’est une foi inébranlable dans la culture qui
révolutionne. Ces photographies reflètent une préoccupation par ce rajout du
«.com» à l’intitulé, comme pour pointer du doigt la nouvelle aire sociale de
l’inter et nette communication.
Ce n’est pas en blouse blanche du biologiste mais en
substituant le microscope par l’objectif orienté de l’appareil photographique
que Zouheïr Ben Amor expose une série de photos ou plutôt un affichage
photographique à l’espace El Teatro le 23 mai et qui se prolongera jusqu’au 8
juin.
Ironie, sarcasmes, œil critique, nostalgie, irritation,
provocation… ce sont les maîtres mots de cette exposition qui sonne comme une
note de fouine d’un arracheur de l’instant propice de la photographie. Entre
détournement provoqué et prise réelle, il intercepte la faille par exaspération
de ce qui est devenu un rêve amoureux, délaissé par choix ou par déni, mais ce
qui en reste devient prétexte de jeu de mots pour un droit au zooming
photographique. Il compose, cercle, coche, intervient par le dessin, mais
souvent par le verbe; les images proposées par l’artiste ne sont pas de l’ordre
du classique mais celle du brut. Un brut qui laisse perplexes les amateurs de
la photo noir et blanc, c’est peut- être un effet placebo recherché, une
conséquence biochimique d’une suggestion symbolique qui laisse trace pour qu’une
hésitation d’adhérence subsiste. Centrées sur fond noir, cadrées, ces
photographies exhibent un rêve éveillé d’une relecture de l’actualité qui se
presse sur la surface sensible. Ben Amor fixe l’image pour ne pas en faire des
clichés. Une de ses photographies, mettant en scène le devenir d’un papier
journal en un outil de nettoyage, n’a nullement eu besoin d’escorte verbale, où
le verbe a été remplacé par l’illustration du mimétisme de la récupération de
l’information. Mais il reste à savoir le pourquoi de ce cortège verbal qui se
présente comme une obligation orientée du regard et une «non ouverture» à
l’imaginaire, impossible de saisir la cause de cet acte égoïstement créatif
mais peut- être que cet affichage artistique n’est que le désir profond d’une
expression intentionnellement souffrante d’un espoir de retour.
Yosr N.
05 juin 2009
Le discours d'Obama
04 juin 2009
Dazibao.com, l'article
Journal le temps, page culturelle
Photos: Exposition de Zouhair Ben
Amor à El Teatro
Images de la société
L'exposition Photos de Zouhair Ben Amor dont le vernissage a eu lieu mardi 26 mai se poursuit jusqu' au 8 juin 2009 à El Teatro. Il s'agit d'une collection de photos en couleurs et en noir et blanc faites par un vrai professionnel de l'art photographique.
Les photos exposées traitent de thèmes différents, allant
du social au politique en passant par le moral et l'économique. Le public
passionné de photographie est en présence d'une exposition documentaire
relatant des faits réels puisés dans la société. Outre la qualité artistique de
ses photographies qui relève d'un talent artistique et d'une grande créativité,
il y a cette dimension insolite qui retrace certaines bizarreries ou anomalies
dans la société que le photographe fait surgir de ses négatifs pour en faire un
témoin direct et fidèle des incidents, des événements, des faits de la société,
quoique gênant pour ceux qui sont concernés par ces photos. Devant chaque photo
de Zouhair Ben Amor, on a l'impression de lire toute une histoire, porteuse
d'une moralité, d'un précepte à respecter. C'est un miroir qui reflète nos
aberrations, nos égarements, nos contradictions et nos écarts par rapport aux
normes établies. Ses photos ne sont pas seulement à voir, mais aussi à
contempler, à méditer pour les enseignements qu'elles renferment. La plupart de
ses photos, titrées et commentées avec beaucoup d'humour par l'artiste
lui-même, émettent un message, qui n'est pas d'ailleurs difficile à capter,
tellement la photo est expressive. Le peintre a eu certes recours à des effets
spéciaux (trucage, montage, collage...) pour rendre certaines photos plus
attrayantes et, partant, les doter d'un pouvoir plus évocateur. Si certaines
photos sont audacieuses et peut-être provocantes, c'est qu'elles nous mettent
devant notre réalité, notre vécu quotidien qui demande à être corrigé : c'est
un rappel à l'ordre ! C'est une autre façon de sensibilisation à la citoyenneté
et au civisme.
Zouhair Ben Amor, né en 1955 à Hammam Sousse, est
titulaire d'un doctorat en biologie marine. Sa passion pour la photographie se
manifesta dès 1970. C
Hechmi KHALLADI
24 mai 2009
Guantanamo
20 mai 2009
Dazibao.com
12 mai 2009
Fruits et légumes
05 mai 2009
Le cordonnier
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Chouette la galerie d'art !
Ici, on y répare
Pour un nouveau départ ...
Chaussures, sacs, cuir, espadrilles, étriers
Godasses malmenées et toutes sortes de godillots
Que le trajet a étrillé
Que de poussières ! Que de lumière !
Sur les étagères !
En selle!
Tout en haut
Il y a « Jeune et belle »
« Jancel »…
Suit... « André », en talon aiguille
Et puis Vedette de la crypte: « Bata »…
Bata, bien sur!
De l’époque où adepte
Accrochée aux basques de son : « Bêta ! …Pas un pas sans Bata » !
Nez au vent
Pestant contre ses concurrents
Je suivais léchant son coup de pied dans la pub d’antan
Pas à pas comptant
Ses pétales éclat
Que chaque mur
De ma ville vante et vend »
Fatima Mâaouia
13 avril 2009
Ez-Zahra, le déluge
08 mars 2009
La Femme, l'enjeu.
12 février 2009
La peau de chagrin
24 janvier 2009
Le vrai pouvoir
02 janvier 2009
Le ciel d'Ez-zahra
25 décembre 2008
Une nuit sans issue
23 décembre 2008
L'âne,
L'âne,
œuvre du céramiste
Mohsen Zoghlami
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